Quels documents traduire pour faire reconnaître votre diplôme en Espagne ?

Diplôme universitaire, relevé de notes et documents prêts pour la traduction assermentée avant la reconnaissance en Espagne
Réponse rapide

Pour la reconnaissance d’un diplôme étranger en Espagne, il vous faudra au minimum la traduction assermentée du diplôme et du relevé de notes (le dossier académique complet). Selon la voie et la profession, les programmes des matières et d’autres pièces peuvent s’y ajouter.

Tout ce qui n’est pas délivré en espagnol doit être traduit officiellement. Et si un document porte une apostille, celle-ci se traduit aussi.

Passons les documents en revue un par un : c’est ainsi qu’on évite de payer des traductions inutiles ou de déposer un dossier incomplet.

Le diplôme

C’est la pièce centrale du dossier. On présente le diplôme officiel délivré par votre université, légalisé ou apostillé lorsque le pays d’émission l’exige, avec sa traduction assermentée vers l’espagnol.

Le diplôme physique n’est pas encore délivré ? C’est très courant, dans bien des pays cela prend des mois. Dans ce cas, l’attestation provisoire de réussite est généralement admise. Vérifiez-le sur le portail avant de déposer.

Le relevé de notes

C’est le document qui soulève le plus de questions et qui est le plus souvent rejeté pour cause d’incomplétude. Il doit refléter la durée officielle des études, les matières suivies et les notes. La traduction assermentée reproduit tout : intitulés des matières, barèmes, crédits, cachets et signatures.

Le détail que presque personne n’explique

Le traducteur assermenté ne convertit pas vos notes dans le système espagnol. La traduction reproduit fidèlement ce que dit le document : un 14/20 reste un 14/20. La conversion de la moyenne, lorsqu’elle est nécessaire, est une démarche distincte du ministère, avec son outil officiel.

Les programmes des matières

Ils ne sont pas demandés dans tous les cas, mais ils le sont quand il faut comparer les plans d’études, ce qui est fréquent pour les professions réglementées ou lorsque le ministère exige une formation complémentaire. Ce sont des documents longs : sachez vite si votre cas les requiert, c’est la différence entre traduire vingt pages ou deux cents.

Conseil pratique : demandez à votre université la version officielle tamponnée des programmes de l’année où vous avez suivi chaque matière, pas la version actuelle du plan d’études.

Pièce d’identité et le reste

Pour l’identité, souvenez-vous de ce que nous avons vu dans le guide de la reconnaissance : l’inscription sur le portail est possible avec le passeport, mais le ministère exige actuellement, dans certains dossiers, un DNI ou un NIE en cours de validité pour continuer.

Selon les cas peuvent s’ajouter : une attestation de votre université confirmant que le diplôme ouvre l’accès à la profession dans votre pays, la preuve de compétence linguistique quand la profession l’exige, ou des pièces propres à la voie choisie. Le justificatif de la taxe n’a pas besoin d’être traduit.

Tableau récapitulatif : ce qui se traduit et ce qui ne se traduit pas

DocumentTraduction assermentée ?Apostille préalable ?
Diplôme universitaireOui, s’il n’est pas en espagnolSelon le pays ; UE, EEE et Suisse dispensés
Relevé de notesOui, en entierSelon le pays ; UE, EEE et Suisse dispensés
Programmes des matièresSeulement si votre voie l’exigeSelon votre cas
Passeport / identitéNon, sauf demande expresseNon
Justificatif de la taxeNonNon

Le bon ordre : légaliser, traduire, déposer

L’erreur qui coûte le plus cher

Si votre document nécessite une apostille ou une légalisation, cette étape vient en premier et se fait sur l’original ; la traduction assermentée vient ensuite et inclut l’apostille. Traduire avant de légaliser, c’est se retrouver avec une traduction incomplète, susceptible d’être refusée, et payer deux fois.

Les documents académiques délivrés dans l’Union européenne, l’EEE et la Suisse sont dispensés de légalisation dans cette procédure : avec un diplôme français ou belge, vous pouvez donc passer directement à la traduction.

Questions fréquentes

Dois-je faire traduire tout le plan d’études ?

Seulement si votre voie l’exige. Avant de commander quoi que ce soit, vérifiez sur le portail ce que demande votre cas précis. En cas de doute, envoyez-nous la liste et nous vous dirons quelles pièces exigent une traduction assermentée et lesquelles non.

Mon relevé est noté sur 20, le traducteur convertit-il ?

Non. La traduction assermentée reproduit fidèlement les notes d’origine. La conversion de la moyenne est une démarche distincte du ministère, et beaucoup d’organismes demandent les deux : la traduction et la conversion.

Puis-je déposer les traductions au format numérique ?

La demande se dépose par le portail électronique, et les traductions assermentées peuvent être émises avec la signature électronique du traducteur. C’est le format naturel pour cette démarche ; conservez les originaux au cas où ils seraient demandés.

Une traduction faite par un traducteur assermenté français est-elle valable ?

En Espagne, ce sont les traductions des traducteurs nommés par le ministère espagnol des Affaires étrangères qui font foi. Les traductions françaises peuvent être admises avec une légalisation supplémentaire, mais elles sont souvent refusées. La voie sûre est de traduire en Espagne.

Rappel : notre métier est la traduction assermentée de vos documents ; la reconnaissance se demande auprès du ministère. Le processus complet figure dans notre guide de la reconnaissance.

Contenu rédigé et vérifié par l’équipe de traducteurs et interprètes assermentés d’ElbaTrad Translations, nommés par le ministère espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération.

Ce guide est fourni à titre informatif. Les exigences précises sont fixées par chaque organisme et peuvent évoluer : confirmez-les toujours auprès de l’administration destinataire avant d’engager une démarche.

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